Chroniques mangas et animes

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[Dossier] Trilogie de la Grisaia

Le monde du Visual Novel s'ouvre à nous progressivement grâce à des acteurs comme Sekai Project et Steam. Désormais, on peut profiter des meilleurs titre du genre qui était jusque là réservés aux japonnais. Parmi l'avalanche de titre s'offrant à nous, une série à particulièrement retenu mon attention. Il s'agit de la trilogie de Grisaia. Un anime éponyme a été produit mais très honnêtement, malgré ses qualités indéniable, l'anime est loin d'être aussi bon que son original. Du coup je me lance dans un article en 3 parties en essayant d'exposer ce qui est pour moi, le meilleur Visual Novel que j'ai pu lire.
 
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De gauche à droite : Yumiko, Michiru, Sachi, Amane et Makina

Partie I : Le Fruit de la Grisaia / Grisaia no Kajitsu

 
Dans cette histoire, on incarne Kazami Yuuji, un jeune homme mystérieux et pas très loquace à première vu. Son passé se dévoile petit à petit tout au long de ce premier chapitre tout en conservant des zones d'ombres. On sait qu'il fait partir d'une organisation secrète, Ichigaya,  lié au ministère de la défense s'occupant de faire le sale boulot. Yuuji agissant en qualité de sniper, parmi les plus brillant de sa génération. A cause d'un certain événement, il se trouve dans l'incapacité de tuer. Il devient donc réserviste et intègre une école spécialisée (l’académie Mihama) pour les personnes au passé obscur. Très vite, on se rend compte que cette école ressemble à une cage dans laquelle on place les enfants à problèmes des personnes riches et influentes. Bien entendu, l'ensemble des étudiants de cette académie (au nombre de 5) sont toutes des filles, sinon c'est pas drôle ! Vous aussi vous voyez le harem qui se profil à l'horizon ?
 
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Classic Makina
 
Le fruit de la Grisaia se découpe au 2 parties : une première partie longue et sans choix qui sert de base à l'histoire et place les différentes éléments scénaristiques tout en nous donnant une idée des liens entre les étudiants. L'autre partie, propre aux VNs, est une succession de choix qui en fonction de vos réponses, vous entraîne sur l'histoire de la fille choisi. Cela à pour but d'en apprendre plus sur les filles et leurs raisons d'être dans cette école tout en laissant quelques indices sur le passé de Yuuji. 
 
Une présentation des personnages semble nécessaire pour mieux comprendre le déroulement du scénario.
 
Suou Amane : La grande sœur de l’académie, responsable et bienveillante elle est aussi la plus âgées du groupe. Elle entretien une relation presque maternelle avec Makina. D'un autre côté elle semble très proactive avec Yuuji, lui avouant être tombé amoureuse de lui au premier regard. Amane n'a aucune limite à ce niveau là, n'hésitant pas à s'introduire sans sa chambre pour lui sauter dessus. Son côté allumeuse est en réalité motivé par un autre sentiment, lié à sa raison d'être à l'école. Son passé à une connexion avec celui de Yuuji mais ce dernier l'ignore complètement.
 
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Irisu Makina : L'enfant terrible de l'école. On peut noter 2 choses à propos de Makina qui ne semblent pas évident au début : Elle a le même age que Sachi et elle est surdouée. La jeune fille semble copier le comportement de son entourage comme un enfant imite ses parents. L'arrivé de Yuuji va la transformer, elle va gagner en assurance mais aussi en vulgarité. Héritière de l'un des plus puissant clan du Japon, elle tombe en disgrâce suite à un choc psychologique qui la cloua 6 ans à l’hôpital. Depuis elle agit comme une enfant puérile mais sont talent latent refait surface de temps en temps. La moiter des répliques cultes de la série proviennent de Makina par sa vulgarité qui contraste avec son apparence et son "accent" que je trouve hilarant.
 
Matsushima Michiru : Une autre idiote, mais celle ci est authentique. Elle se fait passé pour une pseudo tsundere dans une tentative pour avoir une personnalité originale. Sa stupidité n'a pas de limite au point t'attirer la compassion de ses camarades. Malgré cela, Michiru réserve quelques surprises intéressantes. J'ai trouvé son histoire très touchante. 
 
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Michiru Strikes again...
 
Komine Sachi : La déléguée de la classe et auto proclamée "maid" du dortoir, Sachie ne refuse jamais ce qu'on lui demande peut importe l'absurdité de la requête. Ajoutons à cela une tendance à tout prendre au premier degré, la jeune fille devient rapidement une source fiable du comique de la série. Son obéissance maladive vient d'un trouble de stress post-traumatique, sorte de désordre psychologique suite à un événement choquant. Son passé à aussi un lien direct avec Yuuji. L'autre grande partie des répliques cultes de la série proviennent de Sachi, mon personnage préféré. 
 
Sakaki Yumiko : La beauté froide du groupe. A sa première rencontre avec Yuuji, celle-ci tente de l'agresser avec un cutter. Malgré que Yumiko soit la première élève de l'académie, celle-ci reste à l'écart et se mêle rarement aux activités du groupe. Malgré son détachement affichée, elle se trouve être très sensible et elle n'hésitera pas sur le moyens pour protéger les autres filles en cas de besoin. Cette "cage" a été spécialement construite pour elle par son père. 
 
En plus des 5 étudiantes, on note quelques personnages qui on un impact significatif dans l'histoire 
 
JB : Supérieure de Yuuji, elle est aussi son responsable légale. Yuuji ayant perdu ses parents assez jeune. Il à ensuite été récupéré par une personne qu'il désigne comme "maître". A la mort de son maître, JB l'a recueilli et lui a donné une raison de continuer à vivre. 
 
Tachibana Chizuru : Principale de l’académie, Yuuji lui à sauvé la vie lors d'une de ces missions, c'est en partie pour cette raison que ce dernier à pu entrer dans l'école.
 
Kazami Kazuki : Grande soeur de Yuuji et véritable génie. Officiellement elle a perdu la vie dans un accident de la route, mais les circonstances de sa mort reste troubles. Sa disparition à bouleversé la famille de Yuuji. 
 
Après cette présentation un peu wikipedia-tesque (promis j'ai pas copier coller !), on peut revenir sur le coeur du sujet.
 
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JB, la cible favorite des remarques de Yuuji
 
Souvent dans un Visual Novel, on trouve toujours des routes moins intéressantes que les autres. Des routes qu'on a pas envie de refaire parce que l'histoire ne nous intéresse pas et le personnages nous fait vraiment chier. Grisaia fait exception à cette règle. J'ai adoré chaque route et chaque personnage qu'il nous offre. Même si à la base j'étais sceptique sur Michiru, Makina et Yumiko, tout mes doutes ont été balayé après quelques minutes de lecture sur leurs routes. Je dois même dire que, vu les répliques que Makina à tendance à lâcher, j'avais hâte d'entrer sur sa route. De la même manière, malgré la stupidité affiché de Michiru, je ne m'attendais pas à y trouver une histoire aussi touchante. 
 
"Parfait". C'est le meilleur mot pour désigner cette première partie. Tout est astucieusement dosé, l'histoire est riche, plaisante, drôle, touchante et sombre à la fois. On pourrait imaginer que mélanger autant de choses à la fois donnerait naissance à un truc bancale et bâclée. Mais c'est tout le contraire. La musique se montre à la hauteur de l'histoire et les CGI (images de synthèse) qui ponctue le scénario apportent une nette valeur ajoutée à l'ambiance générale.
 
Néanmoins je ne recommande pas réellement l'anime. Pour faire simple, Grisaia c'est une petite centaine d'heure de lecture pour en faire le tour. La seule solution pour faire tenir tout ça dans une anime de 13 épisodes, c'est de bâcler. Je ne parle même pas de l'histoire de Yumiko qui n'a absolument rien à voir avec l'histoire initial. Ou encore la longue route de Sachi qu'on vous envoie dans la face en 20 minutes. On a trop souvent l'impression que les solutions sortent de nul part ce qui fait que l'anime perd en cohérence. Bref la supériorité du VN est écrasante.
 
 

Partie II : La Labyrinthe de la Grisaia / Grisaia no Meikyuu

 
Le ton devient plus sombre avec cette nouvelle partie qui fait suite à la route commune de son prédécesseur. Il faut voir par là que Yuuji ne s'est pas engagé de manière romantique avec l'une des filles de Mihama. Nos héroïnes auront même un rôle mineur à jouer puisque l'intrigue met un avant le passé de Yuuji. Après plusieurs dizaines d'heures de jeu dans la peau du mystérieux jeune homme, on apprend enfin tout sur sa vie avant qu'il intègre l'académie. 
 
Cela couvre son enfance avec sa famille et l'influence de sa soeur dans sa vie. La disparition de Kazuki qui entraîne la destruction de sa famille. Yuuji devenu orphelin est récupéré par l'antagoniste de l'histoire qui l’entraîne à devenir une machine à tuer. Accessoirement, il lui fait subir un grand nombre de tortures physique et psychologique pour le rendre obéissant. L'histoire raconte comment il a été sauvé par son Asako, son maître et comment il a rencontré JB. On apprend par la suite comment Yuuji est devenu un agent pour Ichigaya et on suit même l'entrainement militaire qu'il a suivi sur les recommandations de son mentor.
 
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Asako et Yuuji enfant
 
Clairement le passé de Yuuji reste le plus tragique de la série, les filles de Mihama découvrent ce passé en même temps que nous. A cause ça, elles s’inquiètent de voir leur vie de tout les jours être bouleversé. Malheureusement 2 événements majeurs vont précipiter les choses et modifier profondément l'ambiance de la série. Cette partie fait remarquablement bien son travail. Elle sert de transition entre la calme et la tempête.

Partie III : L'Eden de la Grisaia / Grisaia no Rakuen

 
Jusque là, Grisaia ressemblait à :
 
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Ou encore a :
 
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Avec la dernière partie de la trilogie on est plutôt dans ce ton là : 
 
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et celui-là :
 
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Sachi transpire la classe dans cette scène
 
La raison de ce changement d'ambiance est lié aux événements finaux de l'opus précédent plaçant le héros dans une position critique. Nos 5 héroïnes décident de ne pas rester bras croisées et ce lancent dans une opération sauvetage risquée. Pour mener à bien cette mission, elles pourront compter sur l'aide d'un mystérieux allié. On savait grâce aux histoires précédent que certaines des filles possédaient des ... "compétences particulières" et les voir entrer en action de cette façon donne un ressenti assez satisfaisant.
 
Les pièces du puzzle s'assemblent enfin, tout les acteurs sont présent pour le déroulement de ce dernier acte pour nous offrir la conclusion tant attendue. Personnellement ça m'a un peu surpris mais j'ai été globalement content de la fin. Comme il faut attendre encore un petit moment pour avoir une traduction propre et officielle, je pense que étofferai cette partie plus tard.
 

Partie IV : Synthèse 

 
Globalement ce qu'il faut retenir de Grisaia :
C'est une oeuvre qui réussi aussi bien dans le comique que dans le tragique mais aussi dans l'action et se permet même le luxe d'offrir des dialogues d'une qualité exceptionnel. Je ne me suis jamais ennuyé lors de certains passage comme j'ai pu m'ennuyer devant Clannad et Little Busters, qui sont pourtant de grande référence du genre. On note que même si le jeux porte le label tout public, les dialogues comportent leur lot de connotations sexuelles. On a le droit à une grande palette d'émotions tout au long des 3 parties.
 
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Combo : La naïveté de Sachi et le regard blasé d'Amane
 
 
Steam propose des versions officiels et il faut compter une petite somme pour profiter de l'ensemble de la série, mais uniquement en anglais !
 
Le fruit de la Grisaia  ~= 35€
Le Labyrinthe de La Grisaia ~= 35€ + l'afterglow (qui correspond à la partie avec Asako) =~ 8€
L'Eden de la Grisaia n'est pas encore disponible de manière officiel et devrait sortir en fin d'année.
 
Le Labyrinthe avec l'afterglow peut sembler chère pour le contenu mais c'est dans les prix. On devrait plutôt dire que le fruit de la Grisaia qui possède un excellent ratio prix/temps de lecture. La première lecture m'a pris 89 heures et je suis bien tenté de refaire la groupe commune pour tenter de repérer les éléments cachées et sous entendu en tout genre. Bien évidement je ne regrette aucun centimes dépensé dans ce merveilleux chef d'oeuvre.
 
Le Visual Novel reste à mon sens, le meilleur média pour des histoires aussi fantastiques. Il associe la profondeur d'un roman à l'ambiance d'une serie. 

23/07/2016
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[Dossier] Fate, son univers impitoyable

Vous avez surement déjà entendu parlé de Fate, ou de Fate Stay Night, Fate Zero, Fate Unlimited Blade Works, Fate Hollow Ataraxia, Fate Kaleid Liner Prisma Illya... Bref toutes ces œuvres font parti de l'univers du très riche univers Fate inventé par TYPE-MOON, un studio de production et de développement de Visual Novel et jeux vidéos. Avant de s'attaquer aux critiques des différentes œuvres, j'aimerais vous expliquer comment vous y retrouver dans tout ça, aller suivez le guide !

 

Hep pas si vite ! C'est quoi Fate ?

 

Fate c'est le nom, donné à tord, à tout ce qui touche de prêt ou de loin à l'oeuvre original : Fate Stay Night. C'est une oeuvre action / fantastique qui jouit d'une grande popularité surtout au Japon.

 

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La genèse

 

Tout commence par Fate Stay Night, un Visual Novel (dont l'univers est lié à Tsukihime mais ça j'y reviendrais plus tard :p) FSN est composé de 3 fois la même histoire mais qui change radicalement. Pour faire simple, le début est similaire mais vos choix vous entraîneront sur différentes routes (cf l'article sur les visuals novels). A la différence des autres VN, il faut finir la première route pour débloquer la suivante! Chaque personnage de FSN à un rôle plus ou moins important en fonction de la route que vous choisissez, ainsi un personnage peu être central dans une route et être fantomatique dans la suivante.

 

Dans l'ordre nous avons : 

Fate : Une histoire un peu pompeuse dans le sens où elle met en place tout l'univers et nous offres toutes sortes explications. Le héros est naif et croit très fort en sont rêve de manière un peu enfantine. 

Unlimited Blade Works : Cette route démarre beaucoup plus vite dans le sens où Fate a donné toutes les explications necessaire à la compréhension de l'univers et va partir du principe que le lecteur les connais déjà. Shirou apparaît de manière plus mature et le scénario est plus riche et complexe.

Heaven's Feel : La plus sombre des routes de FSN, le héros est beaucoup plus mature et n'hésite pas à sacrifier son rêve pour des objectifs plus réaliste.

 

Attention ! Ne pas confondre Fate et Fate Stay Night, par abus de langage on appelle Fate l'univers mais Fate est juste une partie de l'oeuvre Fate Stay Night.

 

FSN a été un grand succès aussi bien critique que commercial, suite à ce succès un bon nombre d’œuvres ont suivit  

 

Une série animée ainsi qu'un film d'animation vont être produits par studio Deen en 2006 et qui, pour être honnête, sont loin d'être une réussite. Une version manga va suivre chez Pika mais elle va souffrir des mêmes défauts que sa version série animée : ils ont mélangés les 3 routes pour en faire 1 seule histoire. Forcément on se retrouve avec un mélange bizarre qui va décevoir les fans du VN et perdre les nouveaux venus.

Après cet échec relatif, TYPE-MOON va laissé sa chance à un petit studio connu pour ses animations en pâte a modeler : ufotable

 

L'ère ufotable où la résurrection d'une grande licence. 

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TYPE-MOON a écrit en 2006 un prequel de FSN nommé simplement Fate Zero. Celui-ci raconte l'origine de la catastrophe dont il est souvent question dans FSN et qui à eu lieu 10 auparavant. Ce prequel a été adapter en 2011 par ufotable en 2 saison d'un total de 25 épisodes. Cette adaptation est acclamée par la critique et la qualité de l'animation est telle que l'oeuvre devient incontournable. 

 

Mais ufotable récidive en 2014 avec une adaptation de la route Unlimited Blade Works au même format que Fate Zero. Au moment où j'écris ses lignes, la saison 2 n'a pas encore été diffusée. La richesse de l'univers crée par TYPE-MOON associé au talent d'animation d'ufotable ont permis de créer ce que j'ai vu de mieux en anime action/fantasy. 

 

A noter que pour la version Realta Nua du VN (sorte de remasterisation), c'est ufotable qui se charge des cinématiques d'introduction.

 

Et le reste

 

Voilà pour le gros de la licence Fate. Le reste est beaucoup moins connu et aussi de moins bonne qualité. On peut quand même noté : Fate Kaleid Liner Prisma Illya qui existe en version manga et anime. Ce spin-off de fait est centré sur une Illya Von Einsberg très différente de celle de oeuvre originale. D'autres personnages emblématiques de la série font leur apparition aux cotés d'Illya qui se transforme en Magical Girl. Attention néanmoins, ce n'est pas du magical girl classique. Pour les connaisseurs, on est dans du magical girl guntai et pour les moins connaisseurs... C'est moins enfantin que ça en à l'air.

 

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Bon okay j'ai bien choisi mon image :D

 


26/02/2015
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[Dossier] Le Visual Novel, mode d'emploi

Le Visual Novel est un jeu vidéo très populaire au Japon mais presque inexistant en France. Mais quel rapport avec les mangas ? Je vous explique.

 

Même si le VN est un jeu vidéo à la base, il est très différent d'un jeu traditionnel car comme son nom l'indique, c'est une sorte de roman numérique dont vous êtes le héros. Comment ça c'est pas très clair ? Le mieux c'est de vous montrer à quoi ça ressemble :

 

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Comme vous pouvez le voir, il y a une zone de texte qui correspond à la partie roman, avec la plus part du temps des dialogues. Ici les passages descriptifs sont remplacés par des images pour la partie visuelle. Ces images sont statiques et changent en fonction de l'environnement dans lequel se trouve les personnages. Ces personnages apparaissent à l'écran, eux aussi de manière statique, mais avec plusieurs modèles pour exprimer des émotions ou des états.

 

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Cette image remplace le traditionnel : "S-Shirou...! Je ne plaisante pas!" répondit Saber d'une voix calme :{

 

Chaque histoire se déroule à travers les yeux du héros, d'un point de vue narratif nous sommes dans un point de vue interne. Qui aurait cru que mes cours de français me servent un jour ?

 

Le grand avantage d'un Visual Novel se trouve dans la richesse de son scénario, car il introduit une notion de routes. Comme je vous l'ai dit plus haut, le VN est un roman dans vous êtes le héros, ce qui veut dire que vous allez devoir faire des choix et que en fonction de vos choix, l'histoire prendra une route différente ! Il y a donc plusieurs fins possible pour une même histoire et toutes ne sont pas heureuses! Les différentes fins sont : 

Bad end : C'est un game over, vous avez fait un ou plusieurs mauvais choix pendant l'aventure.

Normal end : C'est une manière de dire que la fin est triste mais que ce n'est pas un game over.

Good end : Tout est bien qui fini bien...

True end : Qu'elle soit heureuse ou triste c'est la fin qui fait foi. C'est important dans le sens où si il doit y avoir une adaptation par un écrivain, un mangaka ou un studio d'animation, il y de fortes chances que cela reprenne la True End.

 

Le deuxième grand avantage du Visual Novel est la présence d'effets sonores que l'on trouve sous 2 formes : les voix et les musiques. Ce n'est pas toujours le cas, mais la plus part des œuvres sont doublés en VO (donc en Japonais). Ces doublages viennent se rajouter en même temps que le texte défile. Les musiques sont une part très importante car elles contribuent à l'ambiance de l'action en cours.

 

Pour résumer, le Visual Novel est un curieux mélange d'un film et d'un roman. 

 

Je ne vois toujours pas le rapport avec les mangas...

 

Lilly non plus...

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Oui oui j'y viens! Le VN fait tout simplement parti du cycle d'adaptation / version originale des mangas. Voici quelques exemples : 

Clannad, Air, Fate Stay Night et Kanon sont des VN à la base qui ont été adapté par la suite. C'est souvent dans ce sens là d'ailleurs, le VN est souvent la version originale. Mais Jun Maeda veut me contrarier et donc Angel Beats! est un anime puis un manga avant d'être un Visual Novel.

 

Voici un avis purement personnel mais si vous tombez sur un anime ou un manga qui est une adaptation d'un Visual Novel, vous pouvez être sûr que le scénario sera riche. J'en ai testé un gratuit et j'ai été complètement séduit par le format. Néanmoins, comme le genre est largement méconnu chez nous, vous trouvez que peu de traduction française. Pour ceux qui sont fâché avec Shakespeare, ça risque d'être compliqué. Je tiens aussi à attirer votre attention sur un point : la plupart ont du contenu pour adultes, il est possible de le désactiver mais je préfère prévenir ;) 

 

Ça vous a plu ? Je ferrai bientôt une review d'un VN gratuit et en français !

 

 PS : Pour la private joke >Lilly est aveugle...<


05/02/2015
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[Dossier] Mangas, cours avancé !

Allons un peu plus loin.

 

Avant tout, on va s’intéresser au fonctionnement du mangas au Japon car leur système de parution n'est pas le même. Chez nous les mangas sortent directement dans des tomes reliés prêt à l'achat. Au pays du soleil levant ils sortent par chapitres dans des magazines appartenant aux maisons d'éditions. Le rythme de parution peut être différent, le plus rependu est l’hebdomadaire, mais d'autres sont mensuel voir bimestriel.

Grossièrement, un mangaka va soumettre son idée à une maison d'édition qui va décider de la publier dans son magazine ou non. Une maison d'édition peut avoir plusieurs magazines et chaque magazine est destiné à une cible bien spécifique.

 

Je peux vous parler rapidement des différents magazines :

 

Weekly Shonen Magazine: Un poids lourd du shonen avec Fairy Tail et Seven Deadly Sins.

Ultra Jump: Seinen mensuel dans lequel on retrouve Jojo et Biorg Trinity

Weekly Young Jump:  Un autre spécialiste des seinens avec Terra Formars, Liar Game et Tokyo Ghoul.

Weekly Shonen Jump: Sûrement le plus populaire, les grandes séries y sont passées et y passent toujours : One Piece, Naruto, Bleach, Kuroko mais aussi Dragon Ball avant eux. Le WSJ à un fonctionnement bien particulier car son sommaire est en fait l'ordre de popularité des mangas en cours! Le magazine est vendu avec un petit carton sur lequel il est possible de voter pour son mangas préféré. Un mangas qui reste trop longtemps dans le fond du classement peut finir par être annulé, et c'est déjà arrive plus d'une fois.

 

Mais le meilleur indicateur de la santé d'un mangas reste : le top des ventes ! Au Japon, il y a une société spécialisée dans les statistiques de ventes des produits de divertissement (dont les mangas!). Chaque semaine nous avons le droit au top 50 des ventes.

 

Donc si ces chiffres sont mauvais le mangas va mal ?

 

Oui et non. L'Europe et l'Amérique sont aussi de gros consommateurs de mangas et un titre qui ne se vend pas bien au Japon peut très bien cartonner chez nous.

 

C'est quoi des bonnes ventes ? On veut des chiffres !

 

Et j'en ai ! Le tome 11 d'Akame ga Kill s'est vendu a environ 170 000 unités et c'est plutôt une bonne performance mais le tome 46 de Fairy Tail, qui a eu beaucoup de mal à dépasser les 400 000 exemplaires vendus est plutôt une contre performance. Donc plus que les ventes en elles-mêmes, on va s'intéresser à l'évolution de celles-ci! Les ventes ne font pas que baisser et peuvent même recevoir un gros coup de boost via leurs adaptions, surtout l’adaptation animée. Des adaptations animées bien réussi peuvent faire exploser les ventes ! Si un manga dépasse rarement les 500 000 unités vendus par tomes, Shingeki No Kyojin dépasse largement ce stade avec 1 677 000 unités pour le tome 14. Après on a l'OVNI : One Piece avec 2 800 000 unités pour le tome 75, juste au Japon... C'est toujours drôle de faire des graphiques de ventes avec One Piece dans l'équation!

A titre de comparaison, en France, la bande dessinée la plus vendu en 2014 est Blake et Mortimer avec 232 000 unités.

 

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Jusque là tout vas bien ?

 


 

Hey j'ai vu que Akame ga Kill était un shonen, mais ça ne corresponds pas à la description de l'article précédent !

 

Oui je suis aller un peu vite parce que c'est plus compliqué que ça. En effet si un magazine se dédit à une cible éditoriale en particulier elle peut se trouver confronté à 2 problèmes : Le premier est la concurrence et le deuxième est tout simplement que les lecteurs grandissent ! Alors parfois que ce soit pour attirer un public plus large ou alors de permettre aux fidèles de la première heure de pouvoir suivre le même magazine sans être lassé, les genres évoluent.

Akame ga Kill est un bon exemple, mais Tokyo Ghoul aussi car bien qu'il était pré-publié par le Young Jump, Glénat à décidé de le mettre dans la catégorie shonen. 

 

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Le Japon c'est bien gentil mais ça donne quoi en France ?

 

En France nous devons attendre qu'un éditeur obtienne la licence et qu'il traduise les tomes pour ensuite les commercialiser. C'est assez long et en général nous avons 1 an de retard sur la publication japonaise. Même si cela a tendance à évoluer, surtout pour les animes avec le simulcast

 

Voici la liste des maisons d'édition française (classé par % de part de marché)

- Glénat (Bleach, One Piece, Tokyo Ghoul, Btoom!, Claymore, Kenshin ...)

- Pika (chu) (Suzuka, GTO, Noragami, Fairy Tail, Air Gear, Shingeki no Kyojin, ...)

- Kana (Naruto, Dusk Maiden, Kyo, Assassination Classroom, Blue Spring Ride, Death Note, ...)

- Ki-oon (Ubel Blatt, To Aru Majutsu no Index, a Slient Voice, ...)

- Kurokawa (Fullmetal Alchimist, Soul Eater, Akame ga Kill, ... )

- Kaze (Kuroko no Basket, Terra Formars, Nisekoi, ...)

- Delcourt (Alice in Borderland, Nana, ...)

- Soleil (Prison School, Cage of Eden, ...)

- Tonkam (Rosario + Vampire, Food wars!, Ichigo100%, JJBA, ...

- Panini (Angel Heart, City Hunter, Tokyo ESP, ...)

 

Personnellement, quand une nouvelle licence est annoncé en France, je fais très attention à la maison d'édition qui la récupère car certaines sont des spécialistes des traductions douteuses ou de l'abandon en cours de route. C'est assez frustrant mais certains mangas n'arriveront jamais en France...

 

 

 

 

 


03/02/2015
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[Dossier] Les mangas, c'est quoi ?

Le mangas est une bande dessinée japonaise le plus souvent en noir et blanc. Il se lit de gauche à droite et se compose généralement de plusieurs volumes. Au Japon, le mangas fait partie intégrante de la culture et touche toutes les générations grâce à un panel de thèmes très variés.

 

Oui les mangas ne se limitent pas à Dragon Ball, Olive & Tom ou Naruto, vous pouvez trouver des mangas policier ou historique, d'autres pourront parler d'histoire d'amour, de cuisine et même de morts vivants, voir tout en même temps!

 

Hep ! Pourquoi c'est un noir et blanc, c'est nul quand même !

 

Alors oui et non car l'absence de couleurs permet de vendre un tome moins cher et ce n'est pas négligeable quand les séries font 30 ou 70 tomes ! Son format de poche et le manque de rigidité font de lui un candidat parfait pour être lu dans les files d'attentes ou dans les transports.

 

Mais les mangas c'est pour les enfants...

 

Pas forcément! Il est vrai que les mangas les plus populaires sont destinés à un public plutôt jeune. Mais beaucoup de mangas sont réservés à un public plus adules, soit à cause de leur violence (L'Attaque des Titans, Tokyo Ghoul, Terra Formars, ...), soit pour leur univers très sombre (Black Lagoon, Fate Zero, Ubel Blatt, Le Tombeau des Lucioles, ...) ou tout simplement car l'histoire nécessite une certaine maturité pour être appréciée (Clannad, Air, Liar Game, ...).

 

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Et toutes les filles ont une poitrine énorme!

 

Ce préjugé à la vie dur, mais c'est le fond de commerce de certains auteurs. On appelle ça le fan-service. Et Wikipedia le dit très bien alors voici la définition : "Le fan service est une pratique des médias qui consiste à alimenter la passion des fans et leurs fantasmes avec des contenus digressifs ou superflus qui leur sont spécialement destinées, généralement par le biais de situations à forte connotation sexuelle ou érotique."

Dans ce cas je vois 2 solutions : L'auteur utilise cela pour que son mangas plaise à défaut d'avoir crée un univers intéressant, ou alors, ça s'encre bien dans le style du mangas avec le plus souvent une situation humoristique derrière.  

 

Pas besoin d'avoir une poitrine énorme pour être une bonne héroïne, hein Nagisa ? 

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Laissez-moi vous faire une petite présentation simple.

 

Il existe différents type de mangas, chacun étant adapté à un type d'audience, on parle de cible éditoriale. Voici les différents type accompagnés d'exemples : 

 

one piece.jpgLe Shônen : S'adresse aux garçons, c'est souvent de la baston avec un héros qui vit une aventure centré sur des thèmes comme l'amitié et le dépassement de soi. On peut aussi trouver des histoires d'amour centrées sur le garçon. Par exemple :

 

- Seven Deadly Sins

- Naruto

- One Piece

 

 

 

 

 

 Blue-Spring-Ride-illust.jpgLe Shôjo : S'adresse aux filles. Le personnage principal et l'histoire est centrée sur la fille et le thème de la romance est récurrent et est souvent traité de manière édulcorée. Le cadre est souvent scolaire. Voici quelques titre :

 

-Blue spring Ride

-Nana

-Orange

 

 

 

 

 

 

Le Seinen : S'adresse aux jeunes hommes car l'histoire est souvent plus mûre voir sombre qu'un shônen classique. On peut aussi avoir des mangas complexes ou qui utilisent des scènes érotiques voir explicitement sexuelles.

 

- Liar Game

- Ubel Blatt

- Prison School

 

Le Josei : S'adresse aux jeunes femmes. C'est l'équivalent du seinen pour les femmes. Donc à la différence du Shojo, les sujets sont abordés de manière plus réaliste voir cru. Ici pas d'histoire de prince charmant.

 

-Chihayafuru

-Kyou wa Kaisha Yasumimasu

 

Devant le succès des mangas, la Corée du Sud nous fait profiter d'un type de bandes dessinées assez similaire appelées Manhwa. En voici un exemple : The Breaker

 


Mais le manga ne s'arrête pas là, il peut aussi exister sous d'autres formes. Même si le mot "manga" désigne la version papier, il peut aussi exister en anime par exemple en étant adapter par un studio d'animation. L'inverse est aussi vrai, un anime peut être adapté en manga! On parlera alors de version originale et d'adaptation.

 

Voici les différentes autres faces du manga :

 

 

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L'Anime : Désigne une adaptation télévisé que l'on peut trouver soit sous un format court (~20 minutes) ou soit sous forme de film d'animation (~90 minutes). Vous avez déjà entendu parlé de Miyazaki n'est-ce pas ? Mon Voisin Totoro, Le Vent se Lève, Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, etc.

Le Light Novel : C'est tout simplement un roman ou une suite de petits romans (~50000 mots)  souvent garni d'illustrations.

Le Visual Novel : Jeu vidéo peu connu chez nous. Il s'agit d'un livre multimédia dont vous êtes le héros. 

 

C'est un peu compliqué ? Voici des exemples :

 

Naruto est un manga adapté en anime.

Fate est un Visual Novel adapté en anime ET en manga

Sword Art Online est un Light Novel adapté en anime et en manga aussi.

 

Envie d'en savoir plus ? Je vous invite à découvrir des mangas en détails aux travers des Reviews

 

 

 


27/01/2015
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